CDM :Nathalie, tu es présidente de l'association ECEBORG. Comment en es-tu arrivée là ?
Nathalie Dourneau : Toujours intéressée par l'électronique, j'ai intégré, dès mon entrée à l'école, le club elec, puis l'association ECEBORG l'an passé. Je ne m'étais jamais imaginée être à la tête de cette association, mais le travail et l'enthousiasme débordant et contagieux de l'équipe précédente m'ont définitivement convaincue.
CDM :Quelles sont les qualités essentielles pour mener à bien ce type de mission ?
Nathalie Dourneau : Que l'on soit une fille ou un garçon, le poste de président est complexe, mais formateur. Il demande beaucoup d'écoute tant de ses membres ou du bureau que des autres associations et de l'administration de l'école. Il faut par ailleurs toujours garder à l'esprit les objectifs de l'association, et parfois trancher entre les contraintes ou besoins immédiats et les intérêts à plus longs termes.
CDM : Cela n'a pas l'air facile mais tu en parles avec beaucoup de passion !
Nathalie Dourneau : Ce fut évidemment une expérience très enrichissante, mais aussi très prenante. Une fréquence élevée de travail en équipe ne fait pas toujours bon ménage avec l'exigence de délais relativement courts et il faut parfois savoir s'arranger de points de vue opposés. Nous attendons avec impatience les 3 jours de compétitions, qui seront une nouvelle occasion de resserrer les liens entre les membres de l'association.
CDM :En parlant de la compétition, tu peux nous la présenter en quelques mots ?
Nathalie Dourneau : Cette compétition regroupe des centaines d'équipe d'IUT, d'universités ou de grandes écoles autour d'un thème différent tous les ans. Cette année la Coupe se veut écolo' et l'équipe organisatrice de Planète Sciences propose aux robots de faire du tri sélectif en collectant canettes, bouteilles et piles qui se trouvent sur le terrain pour les mettre dans les poubelles et corbeilles prévues à cet effet.
CDM : Un véritable défi ! Tout s'est bien passé de votre coté ?
Nathalie Dourneau : J'ai beaucoup apprécié travailler avec mon bureau sur la gestion de l'association, de même qu'avec l'équipe de projet ou les membres sur le robot. Avec une telle équipe, il a ainsi été très facile de gérer l'association et ses membres, d'autant plus que j'avais le soutien de mon secrétaire et chef de projet, Stéphane et mon excellent trésorier Olivier.
CDM : Une question évidente : Présidente d'association pour une fille ... pas trop dur ?
Nathalie Dourneau : Mon statut de présidente d'une association technique et très majoritairement masculine (nous ne sommes que deux filles !) n'a pas été un handicap, bien au contraire. Les personnes que j'ai été amenée à rencontrer ont souvent été surprises, mais également enchantées de cette particularité. Et je pense que les membres et plus particulièrement mon secrétaire, n'ont pas trop mal vécu cette gestion plus féminine que d'accoutumée.
CDM : Un dernier bilan pour la route ?
Nathalie Dourneau : Le bilan reste très largement positif et je ne regrette pas mon année à la tête de cette association...j'espère qu'il en va de même pour le reste de mon équipe.

